Un petit apperçu de mon état d'esprit du moment : une vraie pomée à côté de ses pompes

Le temps jamais ne s'arrête lorsque je me sens emportée, emportée dans le flot de mes pensées, de mes idées, de mes riens. Dans un amour, j'ai perdu toute notion du réel. Je l'ai perdu. Je dois tourner la page, me faire rage, ne plus aller en arrière et regarder de l'avant, suivre le temps. Autour de moi, j'écoute : les murmures, les rires et leur éclats, les larmes et leur sanglots. Face à toutes ces émotions, je reste placide et froide, l'½il bleu caché sous son bouclier de glace. Mais cette dernière un jour fondra, et la Rivière deviendra alors Torrent. Il faut se méfier des personnes trop tranquilles et discrètes, comme l'eut dit Mr de la Fontaine et mon amie, B., me le rappelant hier. Tout est mort, en mon c½ur dépéri. Je dois tenir jusque le début des saisons estivales, jusque le soleil vienne me porter secours, soit me sortir de ma torpeur. J'ai peur. De quoi, me demande-t-on. D'être et de vivre tout simplement, car vivre, agir en tant que sa propre personne c'est prendre un risque, un risque considérable. Suis-je prête à prendre ce risque ? N est-t-il pas trop tôt ? Je voudrais me cacher, dans un songe me dissimuler, mais il est trop tard maintenant, de cap a changé le vent....

Papillon

J'aime, et alors me revendiquer aimer le jour, Infinies, millions de couleurs en mon panel,

Douce balade, de par mes ailes, m'évade Eventail de plumes de soie, va l'éternel

Un soupir latent dans en une tirade. Passage entre deux mondes, déploie

J'au vu Waterloo, vécu Caprietto, Le paillon toute sa beauté, moi,

Me suis noyée dans une eau Je suis perdue, étouffée

Croupie d'une vie sans fin Dans les draps épais

Mais sans lendemain. De ma chrysalide

Alors vide.

Tu cris, tu cris et moi j't'écoute, Telle une abeille, toujours je butine,

Tu cris, tu cris, tu me dégoûtes. Mais cela deviendrait-il la routine ?

Il est trop tard maintenant, Un battement de cil soit donc

De cap a changé le vent Dix du c½ur, dans de jonc

Ainsi moi d'amour ? Un lit, des milliers

D'un corps miné.


Y aura-t-il une fin à mon délire ? Je n'en suis, et n'en serai jamais certaine. J'essaye de vivre mais sans veine, en vain. Je me balade, je m'évade mais tout de suite je disparais. Suis-je alors de ce monde ? Petit papillon qui n'arrivant à s'en dépêtrer, s'asphyxie dans sa chrysalide. Mon enveloppe est vide, je n'ai plus d'âme. Elle s'est dissipée dans l'éther sucré de ma chambre à gaz. L'amidon une fois transformé, décomposé ne devient-il pas du maltose, ou encore du glucose ?
Je ne suis en réalité qu'une grande chaîne composée de millions d'acides aminés qui n'ayant pas trouvé d'ARN adapté, se sont tous mélangés. Je suis une énigme, un casse-tête, un rubicube mais si seulement, comme notre future rirologue S., je trouvais l'astuce. Non, ma solution n'est pas sur internet. Elle est ailleurs, dans un monde où tout est vrai. Loin d'ici. Dans ce nouveau monde qui est le mien mais qui je n'arrive pas à rejoindre. Mon âme m'y attend patiemment, mais je ne sais si un jour nous serons réunies. Elle est moi, dans un même amour, celui d'une joie sans fin, d'une plénitude éternelle...



Las

Soupir, lassitude
Je cherche ma plénitude;
Vagabonde l'âme,
Agonise femme !

Douleur sans précèdent
Aux plaisirs latents,
Je me perds et me noie;
Je vis et pourquoi?

Rien est plus beau que le chant d'un oiseau au matin, plus doux qu'une caresse sur la nuque, plus fou qu'un baisé mordant ou devrais-je dire « morgan », plus simple que la rosée sur le pétale, plus délicat qu'une femme sous son voile, plus attirant qu'un homme riant, plus étoilé que l'½il d'un enfant illuminé...
Cela étant dit qu'elle art pourrait être plus complet que celui d'aimer ? Donner, recevoir, simple résumé. L'amour est un sentiment formé de sentiment, on ne peut le vivre qu'au « feeling » car il ne se calcule pas, ne peut le détruire que la mort, fictive ou réelle, de la flamme vitale de l'individu. L'amour est essentielle à la vie, puisqu'il en est le moteur, voilà pourquoi il est si souvent apparenté à l'organe : « c½ur ».
Assez, assez, cela en est assez, la fièvre me monte. Il fait chaud, si chaud. Je suis en pointillés, je tremble et pourquoi je ne sais. Je me sens comme transportée. Des « fourmis » dans tout le corps. Où est-il passé ? Je suis comme un hologramme, l'air me traverse mais je brille plus qu'une étoile. Je suis légère, libre enfin ! Je me suis métamorphosée en sentiment à mon tour. Ça chatouille. [haussement frénétique des épaules, sourire gêné, et regard épanoui] Mon âme je te rejoins, dans l'amour, d'un jour, d'un seul jour. Oui, c'est ça l'amour... Je l'ai vécu, on âme, je ne te vois plus, je me cogne ça fait mal, c'est du passé mais bientôt je te retrouverai. Aies confiance en moi ?



Balade antithétique


Balade, douce balade, je me balade ;
Voyage, tendre voyage, virage,
Je tourne, et me détourne, fougue,
La fugue de l'âme qui vogue, fougueuse,
Et malheureuse, car loin de toi.

Image détrompée, noyée sous
La glace d'un hiver simplement fou,
Fou de toi, fou de joie ; je souris ;
Un jamais s'éclipse dans la nuit ;
Noir est le coeur, rouge est la Terre.

Toujours, une bataille sans fin
Contre soi, toi, moi, contre rien,
Bien, mal, t'aime et te déteste, funeste
Combat antithétique ; court est le temps,
Long, le lit de mon torrent.

Cri perdu dans l'éther vanille,
Illuminée la lune, en ta pupille ;
Rien n'est, rien né, rien n'est, du reste
Sinon noyade de mots, sonorités
Du volubilis, lisse, d'un corps vidé.


Et déjà, quelques jours de plus seulement, tout a changé. Aujourd'hui j'ai discuté avec ma mère, et c'est récurrent : les problèmes du présents se retrouvent toujours prendre leur source dans ceux du passé et nous, à crier, à crier. L'histoire commune et familiale n'a plus de fin, ce n'est la faute de personne, celle de tous, la mienne, la sienne, mais surtout celle du passé. Ce sont les racines de la plante qui sont pourries, à nous de sauver les dernières fleurs.
Notre anniversaire commun, à B. et moi, s'est magnifiquement bien passé. Nous étions 17 (sur 90 personnes invitées), mais qu'importe tant que l'envie de faire la fête et de profiter de la vie est là. J'ai enfin tourner la page sur « hier » mais une nouvelle histoire commence alors que je ne me suis pas encore remise de la dernière, et elle ne s'annonce pas plus simple. Peut-être finira-t-elle demain, je ne sais si je l'espère car mon c½ur aspire bien au contraire. Aujourd'hui il me manque, je suis ridicule, l'amour ne peut peux pas changer comme ça. De plus, la soirée passée m'a révélé bien des choses, notamment sur mon désir et mon plaisir au libertinage. Vivre l'amour est tout ce qui m'importe, la personne, le lieu....où est le problème, tant que l'échange est mutuel et le bonheur au complet ?


A F., mon premier amour, aujourd'hui passé mais jamais retourné :


Tell you

Waiting, still waiting
During so many years
I'm trying
To tell you
The truth...
Maybe you won't be able
To hear what I'm going to say
But anyway
I need to
Tell you
What I have on my heart
For a so long time
Since the first minute
No the second one
Hard, so difficult
Make me feel so bad
But I need
To tell you
The truth
Just three words and no more
Just to live and believe
In you...

I will never cry
Even if you tell me
Good bye
Cause I'm still alive
Take care...
J'espère...
Un petit apperçu de mon état d'esprit du moment : une vraie pomée à côté de ses pompes

# Posté le lundi 27 février 2006 15:03

Modifié le lundi 09 juillet 2007 06:27