Clic clac fait la pendule alors le hibou d'en face hulule, quant à moi je suis dans ma bulle, celle que le pessimisme crée pour les artistes. Y a pas de joie sans malheur, faut pas se leurrer et chercher le bonheur, la faim vient quant elle vient, alors viendra demain... Je prends mes clic et mes clac, raz le bol de me prendre des claques, de dormir dans le clic-clac lorsque monsieur est patraque. J'ai jamais cherché la matraque, seulement là y a un hic ; j'pouvais pas me casser sans fric, cependant là c'est trop tard, bye bye, adieu, au revoir. J'veux bien croire en l'amour, néanmoins c'rêve là ne se pointe pas chaque jour ; y a des hauts et des bas, j'peux bien tout accepter mais pas me faire tabasser. Cherchez, réfléchissez, combien de femmes meurent chaque jour, sous les coups de leur grand amour... Ouvrez les yeux, écoutez, pas un bruit, c'est la mort qui crie,... Nous sommes bien trop gentil, nous la gavons de sucreries, encore une baston, et v'là que tout le monde rie. Assez ! La violence ! Assez ! C'n'est pas une malchance, non, c'est notre espoir d'urgence. Quand on ne veut plus penser faut bien se défouler ; ok, chaque jour c'est de pire en pire, mais il y a un moment où il faut arrêter de jouer les martyrs, pauvres enfants... [un soupir]
J'irai pas me la jouer à la « positive attitude », ni vous vous déballer les cours de psycho étude, mais la vie est simple, à vrai dire il n'y a rien de plus simple... seul l'humain est compliqué, y a qu'à regarder son chien, est-ce qu'il vous demande, lui, ce que vous ferez demain ? De la paperasse, de la paperasse, vite, vite, le temps qui passe... mais regarde toi dans une glace, est-ce que tu vois toi les rides sur ton visage se former, tes paupières doucement se rabaisser ? Le papillon lui ne vit qu'un jour, mais qui vous dit que pour lui ce moment passé n'est pas tout bonnement une éternité ? Profite, on ne te le dira jamais assez, profite et sois le néophyte de ce nouvel archétype : taffer pour vivre, aimer pour vivre, vivre pour vivre et continuer. Mais bon Dieu ais pitié, qu'il arrête de réfléchir, sinon, et c'est inévitable, il va alors penser, la vie est consommable, qu'il lui faudra un jour mourir.