Je me suis mise au slam depuis peu, cela change de ma poésie, pour les intéressés contactez-moi par e-mail et je vous ferai passer la version orale... je cherche également à monter une équipe de slam... pour les intéressés...
A travers ton regard, je vois un monde qui s'éparpille. A travers ton regard, je vois le monde qui part en vrille. Il n'y a pas de soucis majeur, chacun ½uvre pour son petit bonheur ; on se croise sans même se voir, les adieux ont remplacé les au revoirs. Sous le gui on ne s'embrasse plus, l'oiseau de son nid a chu, les petits ont oublié mamie, il n'y a même plus d'amour dans les lits. Où donc va la vie ? Si ce n'est dans les prairies où le vent soulevait encore, il y a quelques années, le jupon des demoiselles bien sous tout rapport ? Tous demandent du corps à corps, mais chacun se contente de la douceur du marbre poli, la froideur de l'hypocrite impoli. Où est donc passé le c½ur ? Si même le désir ne va plus jusque son aboutissement, la crème ne tourne plus au beurre, les souris qui la battaient sont au chômage ou en déplacement. Rendons donc hommage à toutes ces mères célibataires dirigeant à la fois leur être, leur travail, leur famille ; à toutes ces femmes de caractère qui ont su tant donner malgré la galère. Le cours des choses n'est pas toujours simple, rarement facile, mais il faut savoir qu'un seul battement de cil peut retourner tout l'univers. Sacré calvaire ! Qui, sinon tous, sous-estimera la charogne en proie du chat, la mouche qui titille la moustache du français pure souche qui vote extrémiste sans même penser qu'encore hier son grand-père périssait sous les fers des soldats d'Hitler. Car il n'y a pas que le monde que l'on a refaire, les nous aussi, les gens aussi, car il n'y a que des ripoux dans cette société de jaloux où même les belles oublient l'essentiel. Moi, à travers ton regard, je souris à la mer, je souris au temps qui passe, le sourire éphémère de l'insouciance coincée dans une impasse, ... dans une impasse.